Alors que le nombre de places en crèche augmente en Suisse romande, les besoins restent importants et les structures font face à de fortes tensions, notamment en matière de personnel. Dans une série consacrée à l’avenir de l’accueil de l’enfance, Le quotidien le Temps met en lumière un enjeu essentiel, développer l’offre ne suffit pas, encore faut-il garantir la qualité de l’accueil.
La formation, un facteur déterminant de la qualité
Qu’est-ce qui fait une bonne crèche ? Selon les travaux présentés par Le Temps, la qualité repose avant tout sur les interactions quotidiennes entre les professionnel.les et les enfants : soutien émotionnel, développement du langage, accompagnement des émotions, encouragement de la curiosité et de l’exploration.
Parmi les facteurs qui influencent directement cette qualité figurent le niveau de formation initiale, la formation continue, le taux d’encadrement, la taille des groupes, mais aussi le temps accordé aux équipes pour analyser leurs pratiques et développer leurs compétences.
Créer des places… et disposer des professionnel.les pour les faire vivre
Le second article « Pourquoi l’accès aux crèches varie-t-il autant d’une commune à l’autre en Suisse romande ? » démontre que, malgré une progression importante du nombre de places en Suisse romande, l’accès aux crèches demeure très inégal selon les régions. Parmi les causes de cette pénurie figurent notamment le manque de personnel, aux côtés des enjeux d’infrastructures et de financement.
Le défi est donc double : poursuivre le développement d’une offre accessible sur l’ensemble du territoire et former suffisamment de professionnel.les qualifié.es pour assurer un accueil de qualité.
Pour l’esede, ces constats rappellent toute l’importance de la formation des éducatrices et éducateurs de l’enfance : accompagner l’évolution du secteur, c’est préparer des professionnel.les capables de répondre aux besoins des enfants, des familles et des institutions, aujourd’hui comme demain.
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L’actualité d’aujourd’hui, avec l’article « Quelles crèches pour demain ? La qualité passe par des professionnel·les formé·es ».
Créer des places d’accueil ne suffit pas : il faut penser à la qualité. À l’encadrement. À la formation. Aux conditions de travail. À la réalité des familles et surtout aux besoins des enfants.
Le terrain comme point de départ car venait du vécu.. Des situations observées, vécus . Des échanges avec les parties prennants. C’est cette combinaison qui me semblait essentielle : une analyse factuelle du terrain, accompagnée d’une réflexion profondément humaine.
Une expérience vécue :)))
Lors de la séance du 4 février 2020, consacrée à la création de nouvelles places d’accueil pour 2025–2030 et au Préavis municipal n° 1-2020, j’ai été nommée présidente de commission. Comme animatrice, maman et citoyenne, j’ai choisi d’agir avec le cœur et avec la tête, en partant du terrain et des réalités des familles, avec une conviction : il faut aussi renforcer la formation des professionnel·les de la petite enfance, engagement professionnel .
Après plusieurs années d’attente, le 24 février 2020, l’acceptation unanime du préavis a été un moment exceptionnel. au conseil communal. Malgré les différences politiques et les questions financières, toutes et tous ont su avancer dans l’intérêt des enfants. Entendre cette décision et voir les sourires autour de moi a été un moment exceptionnel. Je me suis simplement dit : c’est bon, c’est tout bon les enfants.
Parfois, revenir à ce que nous avons vécu nous rappelle qui nous sommes et pourquoi nous agissons : pour les enfants et leur avenir.
la vidéo de la séance du Conseil communal du 24 février 2020 est disponible sur le site de la Commune de Prilly.